L’année 2026 marque un véritable tournant pour la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). En effet, avec l’entrée en application de la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), la durabilité change de statut. Elle ne relève plus d’une simple communication volontaire. Désormais, elle devient une exigence réglementaire de transparence stricte et auditée.

Par ailleurs, les seuils ont récemment été ajustés par la directive « Omnibus ». Celle-ci cible principalement les entreprises de plus de 1 000 salariés réalisant plus de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Toutefois, l’impact de cette réglementation ne s’arrête pas à ces grandes structures.

En réalité, la pression se diffuse progressivement à l’ensemble de la chaîne de valeur. Ainsi, les PME et les ETI doivent désormais démontrer leurs engagements à leurs donneurs d’ordre. Pour y parvenir, elles s’appuient notamment sur des standards comme la norme VSME.

Cependant, un obstacle majeur apparaît rapidement dans de nombreuses organisations : le manque d’expertise interne. Les nouvelles obligations demandent des compétences spécifiques. Or, celles-ci ne sont pas toujours disponibles en interne.

Dans ce contexte, la formation continue change de rôle. Elle n’est plus seulement un outil de gestion RH. Elle devient un levier essentiel pour structurer la conformité RSE et accompagner la transformation des entreprises.

Alors, quelles sont les compétences clés à développer au sein des équipes en 2026 ?

1. La Data et l’IA : les nouveaux piliers du reporting CSRD

La directive CSRD impose désormais la publication d’un rapport de durabilité intégré au rapport de gestion. Ce document doit présenter de nombreuses informations. En pratique, les entreprises doivent publier plusieurs centaines de points de données environnementales, sociales et de gouvernance.

Ces informations doivent être structurées selon les normes European Sustainability Reporting Standards (ESRS). Cela implique une collecte de données rigoureuse et un suivi précis des indicateurs.

Dans ce contexte, les entreprises doivent également réaliser une analyse dite de « double matérialité ». Cette analyse examine deux dimensions essentielles. D’une part, elle mesure l’impact de l’entreprise sur l’environnement et la société. D’autre part, elle évalue l’influence des enjeux environnementaux et sociaux sur la performance de l’entreprise.

Autrefois, ces analyses pouvaient être réalisées avec des tableurs simples. Aujourd’hui, cette méthode montre rapidement ses limites. Les volumes de données sont trop importants et les exigences de fiabilité sont beaucoup plus élevées.

L’enjeu de montée en compétences

La RSE devient donc un véritable projet de gouvernance de la donnée. Les directions financières et les équipes RSE doivent apprendre à manipuler ces informations de manière structurée.

Par exemple, des outils d’analyse comme Microsoft Power BI permettent de centraliser et de visualiser les données. De son côté, le langage de programmation Python facilite l’automatisation de certains traitements.

Grâce à ces outils, les entreprises peuvent automatiser la collecte des informations. Elles peuvent aussi croiser les indicateurs extra-financiers et construire des tableaux de bord fiables.

Par ailleurs, l’acculturation à l’intelligence artificielle générative devient de plus en plus utile. Elle peut notamment aider à analyser des données qualitatives ou à résumer des rapports complexes. Toutefois, son utilisation doit rester responsable et éthique.

2. Le pilier « Gouvernance » (ESRS G1) : l’urgence de la Cybersécurité

Dans l’approche ESG, le pilier « Gouvernance » joue un rôle central. Il concerne notamment la transparence des décisions, l’éthique des affaires et la gestion des risques.

En 2026, un aspect sera particulièrement scruté : la protection des données et la continuité d’activité. Les entreprises doivent démontrer qu’elles savent protéger leurs informations sensibles.

Aujourd’hui, une faille de sécurité ne constitue plus seulement un problème technique. Elle est désormais considérée comme un risque stratégique. En effet, une cyberattaque peut affecter la réputation de l’entreprise, perturber ses opérations et fragiliser la confiance de ses partenaires.

L’enjeu de montée en compétences

Pour faire face à ces risques, les entreprises doivent renforcer la résilience de leur organisation. Cela passe d’abord par la formation des équipes informatiques.

Cependant, la cybersécurité ne concerne plus uniquement les spécialistes IT. L’ensemble des collaborateurs doit comprendre les risques numériques. Par exemple, un simple e-mail frauduleux peut suffire à déclencher une intrusion dans le système d’information.

Dans ce contexte, développer des parcours certifiants en cybersécurité devient essentiel. Ces formations permettent de structurer des défenses solides et d’adopter de bonnes pratiques.

Elles constituent aussi une preuve de maturité organisationnelle. En effet, lors des audits CSRD, les auditeurs doivent vérifier la gestion des risques informationnels. Les entreprises doivent donc démontrer que ces risques sont identifiés et maîtrisés.

3. Le pilier « Social » (ESRS S1) : valoriser l’employabilité et le management

La norme ESRS S1 se concentre spécifiquement sur les effectifs de l’entreprise. Elle exige la publication d’indicateurs précis liés aux ressources humaines.

Par exemple, les entreprises doivent présenter des informations sur les conditions de travail. Elles doivent également suivre des indicateurs concernant l’égalité des chances, la diversité et la formation.

La qualité de vie au travail, souvent appelée QVCT, fait aussi partie des éléments analysés. Les entreprises doivent donc démontrer leur capacité à offrir un environnement de travail sain et équilibré.

Ainsi, la gestion des talents devient un critère important dans l’évaluation RSE. Les entreprises sont désormais jugées sur leur capacité à attirer, développer et fidéliser leurs collaborateurs.

L’enjeu de montée en compétences

Dans ce contexte, investir dans la formation des salariés constitue une preuve concrète d’engagement social. En effet, développer les compétences internes renforce directement l’employabilité.

De plus, cela améliore la performance globale de l’entreprise. Les salariés formés sont souvent plus engagés et plus autonomes.

Par exemple, les plateformes e-learning comme Castor E-learning Platform facilitent l’accès à la formation. Elles permettent aux collaborateurs d’apprendre à leur rythme et de développer de nouvelles compétences.

Par ailleurs, des dispositifs comme la Validation des acquis de l’expérience (VAE) valorisent les compétences acquises sur le terrain. Ils favorisent également l’inclusion et la mobilité professionnelle.

Du côté des managers, les besoins évoluent également. Les encadrants doivent développer des compétences en management bienveillant. Ils doivent aussi maîtriser certaines soft skills, comme la gestion du stress ou la prévention des conflits.

Ces compétences sont essentielles pour limiter les risques psychosociaux et réduire le turnover.

4. Transparence et anti-greenwashing : repenser la communication

La communication RSE connaît également une transformation profonde. En effet, les autorités européennes renforcent progressivement la lutte contre le greenwashing.

Les entreprises ne peuvent plus se contenter de messages marketing vagues. Désormais, chaque affirmation environnementale doit être justifiée par des données vérifiables.

Par conséquent, la communication RSE exige davantage de rigueur. Les entreprises doivent présenter des informations précises, transparentes et scientifiquement fondées.

L’enjeu de montée en compétences

Dans ce contexte, les équipes marketing et communication doivent adapter leurs pratiques. Elles doivent apprendre à valoriser les engagements de l’entreprise sans exagération ni ambiguïté.

Pour cela, des formations en marketing digital responsable deviennent particulièrement utiles. Elles permettent d’apprendre à communiquer de manière transparente tout en utilisant efficacement les outils numériques.

Par exemple, les entreprises peuvent mettre en avant leurs actions en matière de réduction carbone, d’économie circulaire ou d’inclusion sociale.

Cette communication authentique renforce la crédibilité de l’entreprise. Elle contribue également à développer la marque employeur et à renforcer la confiance des partenaires institutionnels.

Transformez vos obligations RSE en leviers de performance

La transition réglementaire prévue pour 2026 représente un défi important pour les entreprises. Toutefois, elle constitue aussi une opportunité stratégique.

En effet, le développement des compétences liées aux transitions numérique et écologique est fortement soutenu par les pouvoirs publics. De nombreuses formations peuvent ainsi être financées par les OPCO.

Depuis plus de 25 ans, ESIC Online accompagne les entreprises dans l’évolution de leurs métiers. L’organisme propose plus de 500 formations certifiantes (RNCP, RS, TOSA) dans les domaines de la data, de la cybersécurité, du management et du digital.

Grâce à ces programmes, les entreprises peuvent construire des plans de formation solides. Elles peuvent également transformer leurs obligations réglementaires en véritables leviers de performance.

Enfin, il est possible de faire le point sur vos besoins avec les experts d’ESIC Online. Cette démarche permet d’identifier les formations les plus adaptées.